Rendre l'eau à sa nature

Un grand défi de l’eau : la gestion de l’eau pluviale

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Un grand défi de l’eau : la gestion de l’eau pluviale

Depuis les années 1950, les collectivités ont couramment eu recours au « tout tuyau », qui consiste à collecter systématiquement les eaux pluviales dans un réseau unitaire (réseau aussi destiné aux eaux usées et alimentant une station d’épuration) pour les évacuer dans un cours d’eau à l’aval.

Une évolution récente et probante des pratiques 

Cette pratique a depuis clairement montré ses limites avec les effets que l’on connaît : 

  • Saturation et débordement des réseaux de collecte provoquant des inondations en centre urbain. 
  • Saturation des stations d’épuration contraignant les gestionnaires à rejeter des eaux usées dans le milieu naturel. 
  • Accentuation des pics de crue des cours d’eau provoquant potentiellement l’inondation d’autres villes situées à l’aval. 

Par la suite, la démocratisation de l’automobile et l’implantation des premières grandes zones commerciales en milieu périurbain dans les années 1970 ont conduit à une augmentation importante des surfaces imperméabilisées. 

Sont alors apparus les bassins de retenue, dont l’objectif est de ralentir les écoulements.
Très consommatrice d’espace et d’énergie pour les équipements à pompe, coûteuse en investissement et controversée d’un point de vue écologique, cette technique concentre les écoulements mais aussi les polluants. C’est suite aux événements catastrophiques qui se sont déroulés à Nîmes en 1988, à Narbonne en 1989 et Vaison-la-Romaine en 1992, que l’idée de gestion intégrée de l’eau dans les villes s’est formalisée. Dès lors, de nouvelles techniques ont été développées, au plus près des surfaces arrosées, passant par une gestion différenciée des eaux usées et des eaux pluviales. L’objectif est de réduire le volume d’eau pluviale collecté et donc de limiter les risques d’inondations urbaines et de pollution des cours d’eau. Ces nouveaux ouvrages d’infiltration, de stockage temporaire, de traitement des polluants et de récupération des eaux pluviales s’insèrent dorénavant au coeur des villes, comme de véritables espaces urbains. Dès lors, une attention particulière est portée à l’amélioration du cadre de vie, mais aussi aux aspects environnementaux et sociaux lors de leur conception.